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Il y aurait beaucoup à dire sur la plupart des hôtels du Maroc.
Pourtant, il existe une classification officielle établie par le ministère du Tourisme, avec un cahier des charges pour chaque catégorie. Dans les hôtels classés, les prix des chambres sont toujours affichés à la réception. Ce prix peut se négocier, surtout en basse saison. S'il y a beaucoup d'hôtels de catégorie supérieure, les établissements de moyen standing (2 étoiles) sont peu nombreux.
Les établissements non classés sont en général très sales, la plomberie défaillante et les w.-c. immondes. Si vous devez y dormir, prévoyez, le sac à viande pour attirer les bébêtes ailleurs que sur votre corps, les serviettes de toilettes et les boules Quies...
Malheureusement, cet état des lieux du bas de gamme s'applique à une moindre mesure au reste de l'hôtellerie. Si certains hôtels sont correctement entretenus, beaucoup reste à faire pour améliorer leur confort : mobilier branlant, lits défoncés, draps douteux, sanitaires déficients. Ce qui est plus grave dans le cas des établissements haut de gamme, c'est que le prix étant plus élevé, on s'attend à y trouver un service de qualité, mais il s'avère inexistant.
Notre destination : le Maroc, porte de l'Afrique, terre de rencontre des cultures juives, berbères et arabes. Des paysages à couper le souffle, des villes impériales qui résonnent encore des fêtes données en l'honneur des sultans, des côtes encore sauvages et une culture et une histoire très riches vous y attendent. Petite surprise : deux dossiers au lieu d'un : « Que faire, que voir au Maroc », pour tout savoir sur les traditions et les événements à ne pas manquer, et « Thalassothérapie, thermalisme ou spa, que choisir ?? » car au Maroc, on peut aussi aller faire une cure de bien être et se remettre en forme pour repartir d'un bon pied dans la vie de tous les jours...
On hésite à employer le mot, tant il est galvaudé. Mais comment ne pas parler de miracle quand on pénètre dans une oasis ? Si « le désert, c'est Dieu sans les hommes », l'oasis, c'est l'œuvre des hommes seuls, une création née de leur volonté acharnée de survivre, de leur invraisemblable capacité à faire jaillir la vie là où ne régnaient que la pierre et le sable. L'oasis, c'est le murmure des seguias, l'ombre dense des palmiers, le parfum des citronniers, de la luzerne fraîchement coupée et des terres labourées. Un miracle, en effet, mais un miracle qui doit tout à la sueur du fellah... On ne visite pas une oasis, on la goûte, on la hume, on y guette au lever du soleil les premiers chants d'oiseaux et les brumes rases qui frôlent les carrés de luzerne, on y attend la paix du soleil couchant quand hommes et bêtes remontent fourbus au village. Menacées par l'exode des paysans vers les villes, par le manque d'entretien des khettaras et des seguias, beaucoup sont inexorablement reprises par le désert. Il en reste heureusement d'admirables. À parcourir celles de Tineghir, de Fint, de Tagounit ou de la vallée du Draâ, on comprend comment des tribus du désert ont pu inventer, il y a des millénaires, le mythe du Paradis terrestre.
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