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Les Marocains reconnaissent à l'amande mille et une vertus culinaires. Pour tous, elle est un délice, un « fruit d'honneur » que l'on déguste les jours de fête. Offerte aux hôtes en breuvage, en pâtisserie ou simplement grillée, elle symbolise la joie, la santé et la bonne fortune. Dans la gastronomie marocaine, l'amande s'accommode de cent façons. On la retrouve au cœur des mets les plus fins comme la pastilla, les tagines sucrés-salés, les cornes de gazelle parfumées ou les dattes fourrées. Le miel d'amandier, à la fois clair, savoureux et très aromatisé est tout aussi recherché. Sa consommation à des fins médicinales est une tradition séculaire. Ses graines oléagineuses sont réputées avoir des effets relaxants et favoriser le travail intellectuel, tandis que l'huile que l'on en extrait se révèle excellente pour la peau, les ongles et les cheveux. Riche en oligo-éléments, en vitamines, en antioxydants et en acides gras poly-insaturés, l'huile d'amande douce possède toutes les armes nécessaires pour protéger, hydrater et régénérer l'épiderme. Des qualités qui en font une huile de massage hors pair.
La floraison de l'amandier, en plein mois de février, est attendue chaque année avec impatience. Premier arbre fruitier à fleurir, à une période où il gèle encore le matin, il se voile alors de rose et de blanc pâles. Tafraoute, au cœur de l'Anti-Atlas, n'est jamais aussi belle qu'à la fin de l'hiver, dans l'éphémère et abondante éclosion de ses fleurs d'amandiers, dont le nectar réveille les abeilles engourdies par l'hiver. Les habitants de la région, émerveillés, célèbrent alors l'événement avec des chants et des danses. L'autre grande fête organisée en l'honneur de l'amande est le « Moussem des amandes » de Taza, à la fin de l'été, lors de la cueillette. Ce rendez-vous annuel a pour but de mettre en relief les programmes de développement des amandiers, des oliviers, des figuiers et des essences forestières dans la région, et de faire connaître les variétés d'amandes produites dans le cercle d'Aknoul. Le retentissement de ce moussem est considérable pour les producteurs d'amandes, non seulement sur les plans régional et national, mais également au niveau international. Au Maroc, les vergers traditionnels restent localisés dans les régions pré-rifaines et rifaines, les massifs de l'Anti-Atlas et les zones arides - régions de Tafraoute, d'Azilal et de la vallée du Drâa. Les arbres disséminés dans les montagnes ont des rendements très aléatoires et leurs fruits sont essentiellement réservés à l'autoconsommation, le surplus éventuel étant commercialisé dans les souks. Des plantations semi-intensives, conduites selon des techniques modernes, existent dans les provinces de Fès-Meknès, de Safi, d'Essaouira et de Marrakech. Elles participent à 70 % de la production nationale. Chaque variété d'amande est destinée à une utilisation différente, suivant sa taille et sa saveur, voire sa forme : l'Abiod orne les confiseries destinées aux noces ; la Marcona, au goût légèrement amer, est considérée comme la « Rolls » des amandes ; la Nec plus Ultra, d'origine californienne, est réputée la meilleure pour être consommée fraîche ; la Ferraduel, grâce à sa forme plate et à son arrière-goût sucré, est parfaite pour confectionner des dragées ; l'amandon de la Fournat de Brezenaud, enfin, est très recherché en pâtisserie.
La région, baignée à longueur d'année (ou presque) par l'alizé, bénéficie de températures stables autour de 20 à 22° l'hiver et 25 à 27° en plein été... Mais l'Océan ne dépasse guère les 21° en août. Il faut séjourner dans la région si vous appréciez les côtes océanes sauvages, l'orientalisme à travers l'architecture et la culture, l'exotisme " bon ton " (Essaouira dispose de tout le confort moderne !) et la douceur de vivre. Vous ne trouverez ici aucune discothèque, aucun club, aucune vie nocturne "organisée"... Rien que du bleu, du blanc, l'or du thé à la menthe, la gentillesse des souiris et la beauté de la nature.
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