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Nous avons dormi à l'un des rares hôtels de la ville, l'hôtel de l'avenir. Son architecture traditionnelle et les chambres qui dépaysent, mais aussi son restaurant et sa terrasse, sont ses atouts les plus importants, et c'est sans doute la raison pour laquelle tous les touristes branchés vont y passer la nuit. Quand vous vous promènerez dans la ville la nuit, on vous abordera facilement et on saura que vous êtes « a l'avenir», avant même que vous ouvriez la bouche...
Le téléphone de l'hôtel de l'avenir: 00212(0)44 83 45 99 . La nuit revient à 100 Dh pour une chambre double.
Adresse :
Hôtel L'Avenir
Centre ville
Tinghir
Le temps où les grandes caravanes venues du Niger ou de Tombouctou convergeaient à travers le Sahara vers les cols de l'Atlas est bien révolu. De même, les gigantesques troupeaux de dromadaires qui, il y a quelques décennies encore, transhumaient de pâturage en pâturage au fil des saisons ne sont plus qu'un souvenir. On en connaît bien les raisons : fermeture des frontières, évidente supériorité pratique du camion et du kat'quatre sur les animaux de bât, attraction des villes, de leur confort, de leurs écoles et de leurs hôpitaux... Paradoxe : même si toute vie ne l'a pas abandonné, le désert semble n'avoir jamais été aussi désert que de nos jours... Combien de temps faudra-t-il encore pour que disparaissent les dernières khaïmas en poil de chèvre, pour que les derniers nomades abandonnent sur le seuil de maisons en dur leurs semelles de vent ? Le novice des pistes ne cesse pourtant de s'en étonner : la nuit, au bivouac, alors qu'il commence à se croire le dernier être vivant sur la terre, il voit parfois surgir de la nuit des hommes silencieux qui le saluent d'un mouvement et d'un sourire, s'accroupissent en cercle autour du feu, bavardent un moment à voix basse, puis se lèvent et disparaissent comme happés par le vide. Ainsi est le pays des grandes solitudes, encore hanté par les spectres de ses derniers habitants... Une civilisation est en passe de disparaître sans bruit sous nos yeux. Elle ne laissera sans doute nulle trace dans le sable. À nous de la garder précieusement dans nos mémoires...
Il y aurait certainement beaucoup à dire sur la plupart des hôtels du Maroc.
Pourtant, il y a une classification officielle établie par le ministère du Tourisme, avec un cahier des charges pour chaque catégorie. Dans les hôtels classés, les prix des chambres sont toujours affichés à la réception. Ce prix peut se négocier, surtout en basse saison. S'il y a beaucoup d'hôtels de catégorie supérieure, les établissements de moyen standing (2 étoiles) sont peu nombreux.
Les établissements non classés sont en général très sales, la plomberie défaillante et les w.-c. immondes. Si vous devez y dormir, prévoyez, le sac à viande pour attirer les bébêtes ailleurs que sur votre corps, les serviettes de toilettes et les boules Quies...
Tristement, cet état des lieux du bas de gamme s'applique à une moindre mesure au reste de l'hôtellerie. Si certains hôtels sont correctement entretenus, beaucoup reste à faire pour améliorer leur confort : mobilier branlant, lits défoncés, draps douteux, sanitaires déficients. Ce qui est plus grave dans le cas des établissements haut de gamme, c'est que le prix étant plus élevé, on s'attend à y trouver un service de qualité, mais il s'avère inexistant.
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